Brut data ou les nouveaux territoires… de l’art brut 

L’art brut a été conceptualisé par Jean Dubuffet en 1945. Il a été le synonyme de récupération, de compulsion et de prolifération. On l’a souvent considéré à tort en opposition à la technologie. Pourtant, des artistes détournaient déjà des instruments de mesure ou de calcul. Aujourd’hui, certains vont même plus loin en s’attaquant aux opportunités créées par les nouveaux médias. C’est le thème retenu par cette exposition, « Brut data ou les nouveaux territoires… de l’art brut », la première du genre consacrée à cette interaction entre l’art brut et les nouveaux médias.

L’exposition s’intéresse à la vidéo et au documentaire, via le travail d’Antoine Boutet intitulé Le plein pays, aux programmes informatiques, grâce à Abdelmajid Mehdi, aux délires numériques d’Oscar Morales, mais aussi à la radio, avec Radio Autista, ou à la musique, avec Brut Pop’. Un tel projet ne pouvait être imaginé à Belfort sans un partenariat avec l’espace multimédia Gantner de Bourogne (Territoire de Belfort), qui explore au quotidien la culture numérique. Le commissariat de l’exposition a été confié à Christian Berstgaleriste parisien et new-yorkais, mais également critique d’art de renom.